i love jah mais je suis musulman

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JAH RASTAFARI






Descendant, de la reine de Saba et du roi Salomon, dont il est le deux cent vingt-cinquième successeur, l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié Ier (ou Haïla Sellassié) est à la tête de la plus ancienne dynastie du monde. Son titre complet est négus («roi des rois»), lion de Juda, défenseur de la foi chrétienne, force de la Trinité, élu de Dieu. Fils du Ras Makonnen, il a reçu pour nom à sa naissance celui de Ras Tafarí Makonnen (Tafarí : Celui qui est redouté) ; il est, en outre, le neveu de l'empereur Ménélik II, qui, au cours de son règne, commencé en 1889 et achevé à sa mort en 1913, accomplit les premiers pas vers la création d'un État unifié et moderne.


Très tôt, le futur empereur s'initie aux responsabilités du pouvoir. Il a treize ans, en 1905, lorsque son oncle lui confie le gouvernement de la province du Gura Muleta. Sa volonté de fer, sa passion pour l'étude (il a été élève des missionnaires français) l'aident à surmonter les difficultés que lui suscite son cousin Lij Yassou ; celui-ci, héritier présomptif, complote avec l'Allemagne contre le pouvoir central. Mais il est bientôt écarté : en septembre 1916, c'est le ras Tafarí qui devient prince héritier. Il aide l'impératrice Zaouditou, sa tante, à administrer le pays (qu'on appelait alors plutôt l'Abyssinie). Considérant que «l'Éthiopie a reçu l'évangile du Christ en même temps que les nations d'Occident», le prince héritier plaide à Genève, en 1923, la cause de son pays. Il y déclare que, «si les hasards de la géographie et de l'histoire l'ont isolé du monde occidental pendant des siècles, il est cependant sensible à ses valeurs et entend remplir les mêmes devoirs à l'égard de la communauté internationale». Il obtient ainsi l'admission de l'Éthiopie à la Société des Nations et décide d'y abolir l'esclavage.


Proclamé négus, en octobre 1928, sous le nom de Hailé Sélassié (force de la Trinité), il est couronné empereur à la mort de l'impératrice, le 2 novembre 1930, date devenue, depuis lors, jour de fête nationale. Il donne peu après au pays sa première Constitution écrite ; cette modernisation des institutions s'effectue toutefois avec prudence. Il n'hésite pas à solliciter, au fil des années, l'appui technique et financier de l'étranger. Lorsqu'en octobre 1935 le gouvernement de Mussolini décide d'envahir l'Éthiopie à partir de l'Érythrée et de la Somalie, l'empereur oppose une héroïque résistance à la tête de ses troupes. Mais il est desservi par un armement inférieur et la collaboration de certains seigneurs avec les Italiens. Il décide alors, en accord avec le Conseil des ministres et après avoir nommé un vice-roi (le ras Imrou), de s'expatrier ; en mai 1936, il se retire à Bath, en Grande-Bretagne. La même année, le 28 juin, il lance le fameux appel à la sécurité collective depuis la tribune de la S.D.N. à Genève, appel qui ne sera pas entendu (les sanctions contre l'Italie seront levées). Il entreprend quelques années plus tard la libération de l'Éthiopie : après avoir rallié les Éthiopiens réfugiés au Kenya et au Soudan, il vient à Khartoum en juillet 1940 (l'Italie vient de déclarer la guerre aux Alliés) et assure la liaison entre ses troupes et l'armée anglaise ; le 5 mai 1941, il fait une entrée triomphale dans sa capitale libérée par les brigades anglo-indiennes avec l'appui des Forces françaises libres.


Dans son pays recouvré, Hailé Sélassié trouve tout à reconstruire, alors que l'élite éthiopienne a été décimée par l'occupation. Poursuivant inlassablement la mission qu'il s'était assignée alors qu'il était jeune prince, il entreprend de nombreux voyages à l'étranger. Devenu la figure de proue des pays opprimés, puis du Tiers Monde et de l'Afrique en particulier (l'Organisation de l'unité africaine créée en 1963, sur son initiative, a son siège à Addis-Abeba), Hailé Sélassié travaille sans relâche à parfaire et à affermir l'unité de l'Éthiopie (incorporation de l'Érythrée, consécutive à un vote unanime du Parlement de ce pays en novembre 1962 ; visées pacifiques sur le Territoire français des Afars et des Issas). Mais il a encore à faire face à de nombreuses difficultés.

Si sa photographie et son nom sont partout dans le pays, si, même aux yeux de ses adversaires, il a conservé un grand prestige, l'empereur doit lutter contre l'aristocratie et le clergé pour leur faire accepter des innovations qui répugnent à leurs habitudes. Il réussit, certes, à centraliser entre ses mains le pouvoir, mais les propriétaires fonciers (dont il est matériellement solidaire) et l'Église restent les principaux obstacles aux initiatives de réforme qu'à son grand âge il pourrait encore décider.



L'unité éthiopienne se trouve menacée par le Front de libération de l'Érythrée, qui dispute depuis 1961 la souveraineté à l'empereur. Celui-ci n'est certes pas prêt de renoncer à cette province du littoral, seule porte dont l'Éthiopie dispose pour ses échanges avec le monde extérieur. En dépit de toutes ces difficultés, Hailé Sélassié, dont le prestige international reste grand, s'est estimé capable, bien qu'octogénaire, de tenir encore longtemps la barre de son pays.

En septembre 1974, l'empereur est destitué par des soldats et des sous-officiers. Il est assassiné par les rebelles le 27 août 1975.


La dépouille de l'empereur avait été exhumée en 1992, un an après la chute du régime marxiste de Mengistu Haïlé Mariam, et déposée au mausolée d'Addis-Abeba où reposent l'empereur Ménélik II et trois autres membres de la dynastie. Dimanche 5 novembre 2000, 17h30





Le Rastafarisme



La Jamaïque fut colonisée par l'Espagne au début du XVe siècle, puis, après le déclin rapide de la population indienne, des esclaves d'origine africaine furent massivement importés. En 1655, les Britanniques dépossédèrent les Espagnols de la Jamaïque qui y laissèrent leurs esclaves. Ceux-ci furent appelés "Marroons". Le terme "Marroon" prit la signification de "fier et sauvage" au fil du temps. Ainsi, les "Marroons" se dressèrent contre la domination britannique et menèrent une lutte acharnée.

La lutte des "Marroons" ne doit pas être assimilée à une simple révolte d'esclaves. Sa durée dénote une volonté profonde de ne pas se plier à l'esclavage lié à la forte cohésion ethnique des rebelles. Les leaders venaient en effet d'une même tribu ghanéenne et le mouvement tenait donc à affirmer son identité africaine et son indépendance.

Des formes de rébellion apparaissent et caractérisent la volonté de revendiquer une plus grande liberté à l'image de la "Sam Sharpe Rebellion" en 1831. Cette révolte menée par l'esclave Samuel Sharpe s'inscrit dans un contexte critique pour la population noire. En effet, ceux-ci commençaient à se rendre compte de leur situation socio-économique : les esclaves haïtiens étaient libres depuis 1815.

Sam Sharpe était parmi les plus instruits et possédait une puissante influence charismatique. C'est en 1831 qu'il décide de prendre le commandement d'une grande rébellion qui devait conduire à l'abolition de l'esclavage.

La rébellion débuta à la fin du mois de décembre à Montego Bay, une baie située au Nord-Ouest de la Jamaïque. Elle s'étendit rapidement à tout l'ouest du territoire et poussa les colons à la fuite. Au début de 1832, la loi martiale fut déclarée et des renforts de troupe envoyés. La révolte fut alors écrasée en quelques mois et Sam Sharpe exécuté à la fin du mois de mai. Ce combat conduisit tout de même à l'abolition de l'esclavage en 1834.

Mais en 1865 un nouveau vent de révolte souffle sur la Jamaïque c'est la "Morant Bay Rebellion". Cette rébellion se caractérise par des causes directement liées à la révolte des "Marroons" dont la majorité étaient devenue planteurs après la fin de leur rébellion. Elle trouve d'autres fondements dans la situation des anciens esclaves, eux aussi en grande partie devenus agriculteurs. Or les inégalités subsistaient bien qu'ils fussent apparemment libres : mauvaise répartition des revenus, racisme envers les planteurs noirs.

La rébellion prend forme et à l'automne 1865 elle explose à Morant Bay, au sud-ouest de l'île sous la direction de Paul Bogle. Mais le scénario de la "Sam Sharpe Rebellion" se répète : plusieurs centaines de paysans occupent des terres mais la révolte est rapidement matée et Paul Bogle pendu.



C'est à travers des révoltes comme celles de "Sam Sharpe" ou de "Morant Bay" que s'est forgée la tradition de résistance à l'autorité du peuple jamaïcain que l'on retrouve dans le rastafarisme.

La religion venue des Etats-Unis à travers des églises baptistes qui se sont implantées autour du milieu du XIXe siècle, ainsi le "Great Revival" a rapidement intériorisé les formes de religions d'origine africaine et est ainsi devenu un culte syncrétique (fusion de plusieurs doctrines) mélangeant christianisme et diverses autres pratiques.
Les passages de la Bible sur l'Afrique et l'Ethiopie sont nombreux et peu à peu, à la lecture des textes sacrés, les regards se tournent naturellement vers l'Ethiopie : le rastafarisme est naissant.


Le déclencheur de l'érection de l'Ethiopie en "Terre promise" est l'homme politique d'origine jamaïcaine Marcus Garvey qui dans un discours prononcé en 1916 avant son départ pour les Etats-Unis, prophétise l'accession au trône de Haïlé Sélassié Ier en évoquant le psaume 68 :

« Des grands viennent d'Egypte et d'Ethiopie les mains tendues vers Dieu. Royaumes de la terre, chantez 0 Dieu, Célébrez le Seigneur! - Pause. Chantez à celui qui s'avance dans les cieux, les cieux éternels ! Voici, il fait entendre sa voix, sa voix puissante. Rendez gloire à Dieu ! Sa majesté est sur Israël, et sa force dans les cieux. De ton sanctuaire, ô Dieu! tu es redoutable. Le Dieu d'Israël donne à son peuple la force et la puissance. Béni soit Dieu ! »




Haïlé Sélassié, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, descendant du Roi David et donc de Dieu est ainsi annoncé en 1916 par Marcus Garvey. Haïlé Sélassié est proclamé négus en octobre 1928. Un autre fragment du discours de Garvey en 1916 le laisse aussi entrevoir : "Cherchez en Afrique le couronnement d'un roi noir, il pourrait être le Rédempteur."


Le rastafarisme est avant tout une religion qui se caractérise par ses nombreux emprunts au christianisme auxquels sont ajoutés une mise en valeur de l'Afrique et particulièrement de l'Ethiopie considérée comme la terre promise et donc lieu de rapatriement de tous les rastafaris. C'est un culte messianique dont le centre est l'Empereur d'Ethiopie Haïlé Sélassié : la dernière réincarnation de Dieu sur Terre. Le prophète principal est Marcus Garvey, dont le second prénom, Mosiah, fait référence à Moïse, le prophète libérateur des Hébreux.



Dans les années 30, le rastafarisme était encore peu connu mais le rôle de Marcus Garvey dans l'émancipation des Noirs d'Amérique a été majeur.
L'Universal Negro Improvement Association (UNIA) est une organisation créée en 1914 en Jamaïque par Marcus Garvey et dont la devise était : "Un Dieu ! Un but ! Une destinée !". Ce mouvement s'est considérablement développé aux Etats-Unis après l'émigration de Garvey en 1916. En effet, en 1919, l'UNIA ne comptait pas moins de 30 branches dans différentes villes des Etats-Unis. Garvey affirmait avoir plus de 200000 membres. Il fonda également un organe de presse nommé The Negro World, dans lequel il déclara : "l'Afrique doit être vénérée et nous devons tous sacrifier, notre humanité, notre richesse et notre sang à sa cause sacrée."



En valorisant la "négritude", Garvey a contribué à l'affirmation des noirs dans toute l'Amérique, au même titre que Martin Luther King ou Malcolm X. Les conférences de l'UNIA de 1919 à 1922 connurent des grands succès populaires. Elles débouchèrent sur la création de firmes industrielles tenues exclusivement par des noirs et d'une compagnie de construction navale et de navigation réservées elles aussi aux noirs.


A son retour en Jamaïque en 1927, il fut accueilli en véritable libérateur et tint une conférence de l'UNIA pour la première fois en Jamaïque en 1929.
Son impact fut double : tout d'abord, son importance fit prendre conscience aux rastafaris de l'étendue de la lutte des noirs en Amérique pour s'affirmer et revendiquer des droits et plus de liberté ; ainsi, une autre solution que celle du rapatriement en Ethiopie apparaissait, même si cette idée n'allait vraiment se développer qu'au long des années 1950. La seconde conséquence de cette conférence fut de faire connaître Marcus Garvey à un grand nombre de jamaïcains et donc de contribuer à l'élaboration et à l'intégration de ses idées dans le rastafarisme.



Ses thèses principales se définissent selon deux orientations :
- La première, voir en l'Afrique la patrie de tous les noirs immigrés. Loin d'être un défenseur du rapatriement, Marcus Garvey a cherché à renouer des liens avec l'Afrique et à mettre l'accent sur la richesse de la civilisation africaine.
- La seconde orientation principale des thèses de Marcus Garvey est la religion. Dans ce domaine aussi, il tient à rattacher le plus possible la Bible à l'Afrique, dans le but d'enlever aux blancs le monopole de l'enseignement religieux et pour donner à ses auditeurs le sentiment d'appartenir à un peuple élu et donc au-dessus de la domination des blancs.



Marcus Garvey avait prophétisé le couronnement de Haïlé Sélassié, il devint ainsi le prophète de tous les rastafaris. Des thèses de Garvey sont intégrées à l'idéologie rastafari comme de saints commandements, tels l'affirmation des noirs par la revendication, la vénération de l'Ethiopie.
Le mode de vie rastafari se veut respectueux des principes définis par la Bible. L'apparence extérieure des rastas le prouve. La majorité porte des nattes et une barbe. Dans la Bible, il est dit : Lévitique, 21:5 :"[...]les prêtres ne doivent pas se faire de tonsure, ni se raser la barbe sur les côtés, ni se faire des entailles sur le corps."


Mais si certains rastafaris arborent des nattes (appelées dreadlocks) impressionnantes, il n'est pas rare de voir des rastafaris rasés. En outre, la Bible précise que cette coutume n'est obligatoire qu'en cas de deuil. Une autre justification de ces nattes est la volonté d'imiter les guerriers éthiopiens des siècles passés qui se caractérisaient
par leur coiffure imposante du fait de leurs nattes tressées comme pour symboliser un casque.

La sacralisation de l'Herbe est un point important de l'idéologie rastafari. La Ganja n'est utilisée que dans la pratique religieuse. On en trouve une justification biblique dans La Genèse : 3:18: "you shall eat the herb of the field" , mais aussi dans les Psaumes: 104:14: "C'est toi qui fait pousser l'herbe pour le bétail, et les plantes que les hommes cultivent ". Ou encore les Psaumes, 18:9 : "Une fumée montait de ses narines [...]" Apocalypse, 22:2 : "[...] Ses feuilles [de l'arbre de la vie] servent à la guérison des nations."

La visite de Haïlé Sélassié en 1966 est décisive dans le changement de cap de l'idéologie rastafari. En effet, les principes du rapatriement et du rejet de la Babylone jamaïcaine y restaient ancrés. Bien qu'elles ne fussent plus au premier plan dans les années 1960, des tentatives de rapatriement avaient été tentées jusqu'à la fin des années 1950. La visite de l'empereur d'Ethiopie en avril 1966 se solda par une dernière tentative de rapatriement. Mais ce n'était plus qu'un combat d'arrière-garde.
Haïlé Sélassié dans un discours devant plus 10.000 adeptes proposa aux rastafaris : "la libération avant le rapatriement". Cela signifie que les rastafaris doivent libérer Babylone (le monde de l'oppression) avant de pouvoir espérer un repos mérité en Ethiopie.



L'assimilation de la Jamaïque à Babylone reste présente dans le rastafarisme même dans les années 1960 et 1970, mais sous une autre forme. Ce n'est plus le pays tout entier qui est rejeté comme un lieu étranger; ce qui est dorénavant stigmatisé est la société jamaïcaine, du moins celle des possédants.
De nos jours le rapatriement en Ethiopie n'est plus une priorité, seul le combat pour la liberté prime, le rastafarisme s'est répandu sur la planète entière et touche désormais toute les couches de la population même si il y a aujourd'hui beaucoup plus de sympathisants que de pratiquants.

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# Posted on Friday, 01 January 2010 at 1:13 PM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 1:40 PM

c'est moi

" Le savoir est mon capital

La raison est l'origine de ma réligion,

Le désir de voir Dieu est mon embarcation,

L'évocation de Dieu allège ma solitude,

La confiance en Dieu est mon trésor,

Le chagrin est mon Compagnon,

La science est mon arme,

La patience est mon manteau,

La satisfaction de mon sort est mon butin,

La reconnaissance de mon incapacité est ma fierté,

La conviction est ma force,

La nécessite est mon intercésseur,

Mon obeissance à Dieu me suffit,

Le combat est mon caractère,

La sérénité et la joie de mes yeux sont dans la prière,

La sérénite et la joie de mon coeur sont dans son évocation,

Mon seul chagrin est au sujet de ma nation,

Mon seul désir est de voir mon Seigneur."

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Sagesse : "Le bas monde est peu de chose et ta vie est courte dans ce peu de chose. Or ,
il te reste encore un peu de ce qui est court dans ce qui est peu de chose".

Sagesse : "Demande conseil à qui a de l'expérience. Il te donnera un
avis issu de ce qu'il a chèrement obtenu, alors que tu le prendras gratuitement".

Sagesse : "Ne délaisse point ton premier ami, car le deuxième ne serait pas rassuré sur ton compte".
c'est moi

# Posted on Wednesday, 26 August 2009 at 1:40 PM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 1:38 PM

moussa dit papis it's my name

moussa dit papis it's my name
Réponse à ceux qui traitent le prophète Muhammad (paix soit sur lui) de pédophile !

Les détracteurs de l'Islam aiment bien utiliser le mariage du prophète à la jeune Aisha pour l'accuser de pédophilie. Il est toutefois bien facile de réfuter ces dires.

On leur répondra donc sur plusieurs points:

Tout d'abord, Il est important de mentionner qu'avant ses fiançailles au prophète, Aicha fut fiancée à un autre homme, un non musulman, Jober Ibn Al-Moteam Ibn Oday,ce fut donc normal dans la société.

Le mariage à l'age de aicha était normal et fut coutume au temps du prophète, Ses parents et les gens de la Mecque (même les mécréants) ne voyaient aucune objection à cette union.

Il faut également mentionner que lorsque les femmes atteignaient la puberté au 7e siècle en Arabie, elles étaient considérées éligibles au mariage.

Pour ceux qui considèrent aicha comme une enfant, on leur dit : "aicha avait atteint sa puberté, et dieu dit qu'une personne est capable de raisonner et de prendre la décision dés qu'elle a atteint sa puberté, la preuve : "les actes commis sont comptés dés que l'enfant a atteint sa puberté ",ce n'était donc pas une enfant .

Aicha était la fille d'Abû Bakr, le deuxième calife de l'Islam et le compagnon le plus proche du prophète. ET c'est de cette amitié qu'est née l'idée d'unir Aicha au prophète. En plus de solidifier ses liens au prophète (paix soit sur lui), Abû Bakr ne pouvait trouver meilleure personne pour prendre soin de sa fille.


Important :Quelle est la sagesse divine derriere ce mariage ?

Le rôle des prophètes est d'apporter le message de Dieu aux humains. Muhammad sws avait besoin de quelqu'un pour noter son enseignement et l'aider à propager le message de l'Islam. Aisha fut reconnue dès son jeune âge pour sa mémoire extraordinaire à un tel point qu'elle attira l'attention du prophète. Ainsi, Muhammad sws l'épousa à un jeune âge et fit son éducation. Elle passait la plupart de son temps à étudier et à mémoriser la révélation. Son savoir fut crucial à la propagation de l'Islam. Elle fut une des femmes les plus instruites, beaucoup plus que les hommes de l'époque. Étant donné sa proximité du prophète, elle fut une des rares personnes à rapporter plus de 2000 traditions . Elle vécut près de 50 ans après la mort de Muhammad sws et ses connaissances furent indispensables et appréciées de tous. D'ailleurs les compagnons du prophète venaient souvent la voir lorsqu'ils avaient des doutes sur un sujet donné. Abu Musa Al-Ashari dit un jour :

Si nous, compagnons du messager de Dieu, avions des difficultés concernant un sujet donné, nous demandions l'aide d'Aisha.

Abu Musa al-Ashari dit dans une autre tradition :

Jamais Aisha ne nous a mal informé sur la solution à un problème sur lequel nous avions des doutes. (Sirat-I-Aisha, sous l'autorité de Trimidhi, P. 163)

Urwah bin Az-Zubair dit à son sujet :

Je n'ais jamais trouvé quelqu'un d'aussi versée (qu'Aisha) dans la connaissance du Coran, du licite, de l'illicite, de la généalogie (Ilmul-Ansab) et de la poésie arabe. C'est pourquoi même les compagnons les plus sages consultaient Aisha pour résoudre des sujets complexes. (Jala-ul-Afham par Ibn Qaiyem et Ibn Sa'ad, Vol.2, P.26)

Aisha fut une grande enseignante et oratrice. Les hommes et le femmes de l'époque venaient de partout pour l'entendre. Elle fut décrite par Al-Ahnaf dans des termes élogieux :

J'ai entendu, jusqu'à ce jour, des discours d'Abu Bakr, d'Umar, d'Uthman et d'Ali et des caliphes (Khulafa), mais je n'ai jamais entendu de discours aussi persuasifs et aussi beaux que ceux qui sortent de la bouche d'Aisha.

Le mariage d'Aisha au prophète n'était pas le fruit du hasard. C'était destiné ainsi. et dieul est le parfait connaisseur.


Les mariages du prophéte mohammed :

Plusieurs personnes cherchent n'importe quel moyen pour diminuer du prophète Mohammed, ils cherchent donc n'importe quel incident dans sa vie pour l'attaquer , quand il se marie ils sont fâchés , quand il divorce ils sont fâchés , ils ne seront jamais content même si le prophète ne s'étais jamais marié .

Maintenant ils essaient de dire, le prophète s'est marié avec plusieurs femmes donc selon eux c'est un homme acharné de désir ...

Mais regardons de plus prés ces mariages et cherchons ou est ce désir :

Avant le premier mariage :

Le prophète est resté 25 ans sans se marier , tout le monde reconnaissait en lui la pudeur et le respect et qu'il n'approcha jamais la fornication malgré que les moyens étaient fort disponibles en son temps , surtout pour un jeune homme !

Malgré tout cela le prophète ne commis jamais une erreur , ou est le désir dont ils parlent ?

Le premier mariage :

La première femme du prophète était une veuve de 40 ans , est ce cela le choix à faire d'un jeune de 25 ans qui serait selon eux assoiffé de désir ?

25 ans avec une seule femme!

Le prophète Mohammed viva 25 ans avec sa femme khadija qui était 15 ans plus âgée que lui ,jusqu'à ce qu'elle mourrut ,et même après sa mort il la considéra toujours comme sa femme bien aimée , ces détracteurs trouvent ils du désir acharné dans tout cela , louange à dieu et que le salut soit sur son prophète exemple vivant de la fidélité et de l'honnêteté.

Les autres femmes (après les cinquantaines):

les autres mariages du prophète ne fut que soit pour renforcer une amitié ou pour aidée une pauvre veuve Quelques exemples::

Saudah Bint Zama était une veuve très âgée. Le prophète l'épousa lorsqu'elle avait 50 ans et pourvut pour elle.
Aicha était la fille de son ami le plus cher abu bakr , ceci permis de renforcer leur amitié , ce qui était coutume.
Ume-Salma bint Abi Umayyah était veuve et avait 4 petits enfants. Le prophète l'épousa et prit soin d'elle et de ses enfants. Elle avait 29 ans.
Ce ne sont là que quelques exemples du caractère charitable du prophète. Comme vous pouvez le voir, marier des femmes de 40 et 50 ans ne correspond pas vraiment au comportement d'un homme acharné de désir.


Réponse à ceux qui Disent que le prophete mohammed a écrit le coran à partir de la bible :

Ces personnes qui aménent cette accusation , n'ont en effet aucune preuve de ce qu'ils disent sauf le fait qu'ils le disent.

Observons maintenant de plus pres cette accusation, on repond sur trois grands points , chacun ces points contient des arguments divers refutations cette allégation:

D'abord en matiere de contenu , en comparant le contenu de la bible et du coran ,en aucun cas le coran ne peut etre pris de la bible pour plusieurs rasions , on cite :

le coran expose les réalités d'une maniére différente de la bible.
Le coran a ajouté des choses que la bible ne contenait pas dans les sujet que tout les deux traitaient ..
Le coran a corrigé de graves erreurs se trouvant dans la bible.
Le coran continet des réalités exclusivement citées par le coran.
Dans le cas de divergeance entre eux , c'est toujours le coran qui a raison , et cela par la preuve de la logique et la science .
D'autre part passons au prophete sws , la personne qui selon eux aurait copié de la bible , cela est facile à refuter :

Le prophete mohammed était illétré , il ne savait ni lire ni écrire et meme si il savait lire , il n'y a vait pas de version arabe de la bible en son temps , la premiere version de la bible fut ecrite 2 siecles aprés le prophéte.
Si on suppose qu'il a recu le coran par voie orale c'est illogique pour plusieurs raisons
Un jour de la vie du prophéte etait un livre ouvert pour ceux qui le suivent , ce serait impossible pour lui d'aller s'isoler pendant 23 ans pour discuter avec ceux qui lui disent quoi dire .
Les ennemis du prophéte a la meque cherchaint n'importe quel moyen de démentir le prophéte , s'ils avaeint obsérvé quelque chose de louche ils n'auront pas hésité .
C'est qui ce gentil monsieur qui va appendre au prophéte le coran pendant 23 ans et qui va s'isoler avec lui 23 ans loin des yeux de tout les croyants ou mécréants qui suivent le prophéte pour lui apprendre un livre qui contient les connaisances des anciens , des faits scientifiques découverts au 20 eme siecle , des régles de législation complets ....
Les diverses preuves de prophétie que le prophéte possédait , il suffit de voir la partie véridicité de l'islam de ce site pour s'en rendre compte .


Reponse à ceux qui disent que le prophéte n'est pas illétré:

Avant de répondre à ces personnes , savez vous d'ou ils sortent cela ?

Du coran ,à plusieurs reprises ces détracteurs se réferent au coran pour prouver que le prophete mohammed n'est pas un prophéte , vous voyez bien qu'ils considérent que le coran dit vrai pour prouver que le coran dit faux ! pour rapprocher un peu leur raisonnement , ils partent de 1=1 pour démontrer que 1=0 , trés mathématique ce raisonnement !

Alors voici Quelques verset auquel ils se référent :

Sourate 96, Al 'Alaq (L'adhérence), versets 1-5 Lis, au Nom de ton Seigneur qui a créé, il a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! et ton Seigneur est le Plus-Généreux, [celui] qui a instruit l'homme au moyen du calame L'a instruit de ce qu'il ne savait pas...

sourate 17 45. Et quand tu lis le Coran, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà, un voile invisible

106. (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l'avons fait descendre graduellement.

Chez ces gens la le mot lis veut dire que le prophéte pouvait lire , on leur dit tout simplement lire ne veut pas dire lire un papier ou le coran est écrit , le mot iqraa en arabe se référe aussi bien à la lecture d'un papier qu'à la lecture de ce qu'on lite !

le coran est clair sur ce point :

Sourate 7 :157. Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'évangile

Et il dit aussi :

Sourate 29,48. Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes.


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Introduction


1) Nombreux sont ceux qui, au cours de l'Histoire, consacrèrent leur vie à la réforme socio-religieuse de leurs peuples; nous en rencontrons à toutes les époques et dans tous les pays. Dans l'Inde il y a ceux qui ont reçu la révélation des Véda, et il y a le grand Bouddha; la Chine a son Confucius; l'Iran a celui qui lui transmit l'Avesta. La Babylonie a produit un des plus grands réformateurs, Abraham (pour ne pas parler d'Enoch et de Noé, ses ancêtres, dont nous n'avons que de maigres souvenirs). Le peuple Juif peut à juste titre être fier d'une longue série de réformateurs Moïse, Samuel, David, Salomon, Jésus... entre autres.

2) Deux points sont à noter : en général, ces réformateurs se sont réclamés d'une mission divine; et les Livres Saints, les codes de conduite humaine qu'ils ont donnés à leurs peuples, sont considérés comme des ouvrages Inspirés, comme des révélations faites par Dieu notre Seigneur. En second lieu des guerres fratricides, responsables de massacres, de génocides, ont causé la destruction plus ou moins complète de ces Messages divins. On ne connaît que de nom le Livre d'Abraham. On sait la destruction à plusieurs reprises, et la restauration partielle des Livres de Moise.

3) A en juger par les traces les plus anciennes de l'homo sapiens, l'homme a toujours eu conscience de l'existence d'un être suprême, Seigneur et Créateur de tous. Les moyens ont pu varier, mais les hommes de toutes les époques ont également essayé de témoigner de leur obéissance à Dieu de leur volonté d'accomplir leur devoir envers Lui. De même, on a toujours admis la possibilité d'une communication directe avec le Dieu omniprésent et invisible, pour un très petit nombre d'hommes, esprits nobles et élevés; - qu'ils aient été des incarnations de la divinité, ou seulement chargés de la mission divine de guider leurs peuples selon les messagers divins reçus par eux, dans l'inspiration ou la révélation. Chaque system de la pensée métaphysique. Chaque religion a ses termes, ses interprétations. et il va de soi que certaines interprétations et certaines explications tiennent mieux que d'autres, devant la raison.

4) Nous sommes à la fin du VIème siècle après la naissance de Jésus Christ. A cette époque, il y a des religions qui en toute bonne foi se déclarent réservées à certaines races, à certains groupes d'hommes. laissant le reste de l'humanité sans recours contre le mal qui le frappe. D'autres religions se réclament, certes, d'universalité. mais elles placent le salut de l'homme dans la renonciation au monde, ce qui fait d'elles une sorte de religion des élites, accessibles à un nombre d'hommes très restreint. Dans d'autres pays enfin, l'incroyance, le matérialisme. l'absence de toute religion. font que l'on ne pence qu'a ses plaisirs. sans tenir aucun compte des droits d'autrui.


L'Arabie

5) Sur la carte de l'hémisphère "majeur" (celui qui a plus de terre que de mer, celui de l'ancien monde. Europe-Asie-Afrique, la péninsule Arabique se trouve au centre. Immense continent désertique, elle avait une population comprenant à la fois, des sédentaires et des nomades, souvent membres des mêmes tribus, conservant des liens de parenté, tout en ayant différents modes de vie. Les moyens de subsistance y étaient très médiocres, a cause de la place occupée par le désert; le négoce était plus important que l'agriculture ou l'industrie; on voyageait donc beaucoup, on se rendait même hors de l'Arabie en Syrie, en Egypte, en Abyssinie, en Iraq et dans l'inde.

6) On ne connaît pas grande chose des Lihyânites de l'Arabie centrale, mais le Yémen avait, à juste titre, été appelé "l'Arabie Heureuse", après avoir connu les florissantes civilisations de Saba et de Ma'în, avant même la fondation de la cité de Rome, et capable plus tard d'arracher des provinces aux Byzantins et aux Perses, le Yémen était alors déchiré entre d'innombrables principautés, et subissait, d'autre part, l'occupation sassanide. L'Est de la péninsule appartenait également aux rois de Perse, mais le chaos politico-social à Ctésiphon (Madâïn) ne pouvait que se refléter dans toutes les provinces. Le Nord de l'Arabie, sous les Byzantins, ne différait pas beaucoup des possessions persanes. Le Centre de l'Arabie était resté à l'abri de la démoralisante occupation étrangère.

7) Dans ce Centre, le triangle La Mecque - Tâïf - Médine avait quelque chose de providentiel: la Mecque, désertique, dépourvue de toute agriculture, représentait physiquement l'Afrique et son Sahara brûlant; à soixante-quinze kilomètres de là, à peine, Tâïf représentait l'Europe et ses gelées; le point Nord. Médine, n'était pas moins fertile que les régions asiatiques les plus douces de la Syrie ou autres. Si les climats ont une influence quelconque sur les caractères humains, ce triangle au milieu de l'hémisphère majeur, était plus représentatif du globe tout entier, que n'importe quelle autre région de la terre, une miniature du monde dans toute sa diversité. Descendant d'Abraham (Babylonien) par Hager (Egyptienne), Mohammed était un Mecquois et avait des oncles maternels à la fois à Médine et à Tâïf.

Religion




8) Du point de vue religieux, l'Arabie était idolâtre; rares étaient ceux qui avaient embrassé des religions telles que Christianisme, Mazdéiisme, etc... Les Mecquois avait la notion d'un Dieu unique, mais ils faisaient intercéder les idoles auprès de Lui, et chose assez curieuse, ne croyaient ni à la résurrection, ni à la vie de l'au-delà. Ils avaient conservé le pélerinage de la Maison du Dieu unique, "la Kaâba", institution remontant à leur ancêtre Abraham, mais les deux mille ans qui les séparaient d'Abraham avaient fait dégénérer ce pélerinage en une foire commerciale, une idolâtrie sordide sans la moindre influence sur le comportement individuel, tant social que spirituel.

Société

9) Des trois points du triangle, la Mecque, malgré sa pauvreté en ressources naturelles, était la plus développée: elle seule constituait une cité-état, dirigée par un conseil de dix chefs héréditaires, avec division des pouvoirs (un ministre des affaires étrangères un ministre gardien du temple, un ministre des oracles, un autre gardien des offrandes au temple, un autre pour déterminer le montant des dommages à payer à l'occasion d'un préjudice, un autre gardien du bâtiment du conseil municipal, ou parlement, qui approuvait les décisions du conseil des ministres, d'autres pour les questions militaires, telles que le drapeau, la direction de la cavalerie, etc). Bons caravaniers, les Mecquois avaient su obtenir des empires voisins (Iran, Byzance, Abyssînle, sans parler des tribus dont Ils traversaient le territoire en transit) l'autorisation de se rendre dans ces pays et de s'y occuper d'import-export. Ils fournissaient aussi des escortes aux étrangers pour traverser les territoires des tribus alliées de l'Arabie. Sans se servir beaucoup de la rédaction par écrit, ils s'intéressaient grandement aux arts et aux lettres: poésie, éloquence, contes de veillées. La femme était en général bien traitée: elle avait le droit de posséder des biens à son propre compte, elle donnait son consentement au mariage, elle pouvait, lors du mariage, contracter le droit de divorce, elle se remariait après le divorce ou après la mort de son époux, etc.; il y eut bien la pratique d'enterrer vivantes les filles en bas âge, mais c'était le fait de certaines classes, et les cas fûrent plutôt rares.




La naissance du Prophète

10) C'est dans ce milieu que naquit Mohamet (se prononce Mohammed) en l'an 569 Après Jésus-Christ. Son père, Abdallah était mort quelques semaines auparavant; c'est son grand père qui le pris à sa charge. Selon les coutumes, la mère remit le bébé à une nourrice bédouine, chez laquelle il passa dans la désert plusieurs années. Les biographes sont unanimes à signaler qu'il tétait à un seul sain de sa nourrice, laissant l'autre à son frère de lait. A peine fut-il rentré à la maison que sa mère, Aminah, l'amena chez ses oncles maternels à Médine, pour visiter le tombeau d'Abdallah, mais sur le chemin du retour, elle rendit le dernier soupir. Peu de temps après, le vieux grand-père décéda également. A l'âge de huit ans, ayant déjà connu tant de douleurs, il résida avec son oncle, Abou-Tâlib. Les qualités de cour de celui-ci étaient limitées par la charge d'une nombreuse famille et peu de ressources.

11) Le jeune Mohamet dut aussitôt travailler pour gagner sa vie il faisait paître les troupeaux de certains voisins. Dès l'âge de dix ans, il accompagna son oncle en Syrie, lorsque celui-ci y mena une caravane. On ne mentionne pas d'autres voyages d'Abou-Tâlib, mais d'après certaines références, Il aurait tenu boutique à la Mecque; il se peut que Mohammed ait aidé son oncle à gérer ce commerce.

12) Mohammed avait 25 ans; son honnêteté était connue par tous, Une riche veuve mecquoise, Khadijah, lui confia alors ses marchandises pour les vendrent en Syrie. Enchantée des profits extraordinaires réalisés et séduite par les charmes personnels de Mohammed, elle s'offrit à lui (elle était âgée de 28 ans, ou, selon d'autres, de 40; les raisons physiologico-gynécologiques inclinent en faveur du premier chiffre, puisqu'elle a donné encore naissance à 7 enfants), et l'épousa pour avoir une heureuse vie conjugale. Par la suite, on le voit quelquefois à la foire de Hubâchah (au Yémen) et une fois dans le pays des Abdai-Qais (Bahrayn - Oman) (comme nous le mentionne lbn Hanbal). Il y a tout lieu de croire qu'il s'agît là de la grande foire de Dabâ, où, d'après lbn al-Kalbîy, les marchands de la Chine, de l'inde, du Sind, de la Perse, de l'Est et de l'Ouest, se rendaient chaque année, par mer comme par terre. On parle également d'un certain Mecquois, Sâïb, lequel était, dans le commerce, associé de Mohamet; les deux associés allaient, à tour de rôle, vendre les marchandises à l'étranger. A ce propos, Sâîb déclara : quand Mohammed revenait avec la caravane, il ne rentrait pas chez lui avant de me rendre compte de mes affaires: et Si c'était moi qui revenais à la Mecque, Il me demandait uniquement des nouvelles de me santé. Un ordre de chevalerie.

13) Les commerçants étrangers apportaient souvent leurs marchandises à vendre à la Mecque. Un jour, un certain Yéménite (de la tribu Zabîd) composa un poème satirique, contre les Mecquois, parce que certains ne lui payaient pas le prix de ses ventes, et qu'aucun des autres ne lui venait en aide. Zubair, oncle et chef de la Tribu du Prophète, ressentit de vifs remords à cette satire justifiée. En commun avec certains autres chefs de la vile, on convoqua une réunion de volontaires pour établir un ordre de chevalerie (appelé hilf alfudoul) en vue d'aider tout opprimé dans La Mecque, qu'il soit citoyen ou étranger à la ville Mohammed, jeune homme, y avait adhéré avec enthousiasme, et il disait souvent plus tard: " j'y ai participé, et je ne suis pas prêt de renoncer à cet honneur, même pour tout un troupeau de chameaux; au contraire, Si quelqu'un faisait appel à moi, même aujourd'hui encore au nom de cet ordre, je courrais à son aide.

Prise de conscience religieuse :



14) On ne sait pas grand chose sur la pratique religieuse de Mohammed jusqu'à l'âge de 35 ans, sinon que, selon l'affirmation de ses biographes. il n'avait jamais adoré les idoles. Rappelons qu'il y avait plusieurs Mecquois qui agissaient de même, et qui s'étaient révoltés contre le paganisme insensé, tout en restant fidèles à la Kaabah, maison dédiée par Abraham au Dieu Unique.

15) Vers l'an 605 après Jésus-Christ, les rideaux qui couvraient l'extérieur du Temple prirent feu; le bâtiment ainsi affaibli ne put résister aux pluies torrentielles qui suivirent: tout fut démoli. On reconstruisit bientôt le temple les citoyens y contribuèrent, chacun selon ses moyens, prenant soin de n'accepter que les sommes honnêtement gagnées. Tout le monde y travailla comme maçon, y compris Mohammed, qui se blessa les épaules en transportant des pierres. Pour marquer le départ des processions rituelles autour de la Kaaba, le bâtiment comportait la pierre noire. Quand on en vint à remettre on place cette pierre vénérée, une grande discussion s'éleva parmi les citoyens qui en aurait l'honneur? On était sur le point de tirer l'épée, quand quelqu'un suggéra de remettre l'arbitrage à la providence on convint que le premier qui surviendrait déciderait. Tout à coup, Mohammed apparut, il venait travailler là comme d'habitude. Il était connu sous le surnom d'al-Amîn (l'honnête); on l'accepta comme arbitre sans hésitation. Mohammed étendit sa houppelande sur le sol, y plaça la pierre noire, appela les chefs de toutes les tribus de la ville pour soulever la pierre par l'étoffe, et il posa lui-même la pierre dans l'angle voulu. Tout le monde en fut satisfait.

16) C'est dès ce moment que nous trouvons chez Mohammed des méditations spirituelles. Comme son grand-père, il commença à se retirer pendant tout le mois de Ramadan dans une grotte de Jabal an-Nour (Montagne de lumière), la grotte s'appelant Ghar Hiraa (caverne de recherche); il y priait, il méditait, il partageait ses maigres provisions avec ceux des voyageurs qui passaient par là.

Révélation :



17) Il avait quarante ans, et c'était la cinquième année de ses retraites annuelles. Vers la fin du mois, il reçut la visite d'un ange (Gabriel). Il lui dit: Lis; Mohammed répond: je ne sais pas lire, l'ange reprend: lis; Mohammed repond de la même sorte : je ne sais pas lire, c'est au bout de la troisième fois que que l'ange dit les premieres verset du Coran: {Lis au nom de ton Seigneur qui a créé 2.Qui a créé l'homme d'un caillot de sang. 3.Lis ! car ton Seigneur, le Très Noble, 4.C'est Lui qui a enseigné par la plume [le calame], 5.Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas} (Coran, 96: 1-5.) * L'ange lui annonça que Dieu l'avait choisi comme Son messager et envoyé auprès des hommes; il lui apprit les ablutions et la façon d'adorer Dieu, la prière, et il lui communiqua le message divin que voici.

18) Emu, il rentra chez lui, et raconta à sa femme ce qu'il venait d'éprouver; il exprima ses craintes que ce ne fût là que quelque diablerie ou quelque emprise de mauvais esprits. Elle le consola en disant qu'il avait toujours été charitable et généreux, aidant les pauvres, les orphelins, les veuves et tous ceux qui avaient besoin d'aide, et que Dieu le protégerait donc contre tout mal.

19) Puis, trois années passèrent, sans révélations nouvelles Ce dut être, pour Mohammed, après le choc du début, un certain calme, et puis un désir, une attente, une impatience toujours croissante... Cependant, la nouvelle s'étant ébruitée, les sceptiques mesquins se moquèrent de lui, et se permirent d'amères plaisanteries, allant jusqu'à le railler que Dieu l'avait abandonné.

20) Pendant ces trois ans d'interruption et d'attente, le Prophète s'adonna de plus en plus à la prière et aux pratiques spirituelles. Les révélations reprirent alors: Dieu lui assura qu'il ne l'avait point abandonné, mais qu'au contraire, c'était lui qui l'avait guidé sur le droit chemin; Qu'il n'avait donc qu'à se soucier des orphelins et des mendiants, et à proclamer le bienfait divin (Coran ch. 93). C'était donner ordre de prêcher. Une autre révélation l'appela à dire aux hommes les menaces que faisaient peser sur eux leurs mauvaises mours, à les exhorter à n'adorer que le Dieu unique, et à abandonner tout ce qui irriterait Dieu (Coran ch. 74. Verset. 2-7). Puis, une autre révélation lui ordonna d'avertir ses proches parents (Coran ch. 26 Verset 214) et ensuite {Proclame ouvertement ce qui t'est ordonné et détourne-toi des associateurs (polythéistes) , Nous te suffisons vis-à-vis de ceux qui se moquent} (Coran ch.15 verset:94-95).



Mission :

21) Il commença par répandre son message secrètement parmi ses amis intimes, puis parmi sa tribu, et ensuite publiquement dans la ville et ses alentours. Son appel s'attaqua tout d'abord à l'idolâtrie, au polythéisme et à l'athéisme: Il insista sur la nécessité de croire en un Dieu Unique, et Transcendant, à la Résurrection et au Jugement Dernier, et il Invita à la charité, à la bienfaisance. Il prit soin que les révélations reçues par lui fussent consignées par écrit et apprises par cour, par ses disciples, et ce travail de transcription continua toute sa vie, puisque le Coran ne fut pas révélé tout à la fois, mais fragmentairement, chaque révélation répondant à une circonstance particulière.

22) Peu à peu, le nombre des partisans s'accrut, et avec la dénonciation du paganisme, l'opposition augmenta aussi de la part de ceux qui fermement attachés à leurs croyances ancestrales. L'opposition dégénéra peu à peu en persécution physique, aussi bien contre le prophète, que contre ceux qui était convertis à sa religion: On les mettait sur le sable brûlant d'été, on les cautérisait, on les enfermait avec des chaînes aux pieds; d'aucuns furent tués, mais personne ne voulait renoncer à la foi, après l'avoir connue. Désespérant des dirigeants de la cité, le Prophète conseilla aux siens de quitter leur ville natale et de se réfugier à l'étranger, en Abyssinie "Où règne un roi juste, chez qui personne n'est opprimé" Des dizaines de fidèles en profitèrent, mais pas tous, il fallait s'attendre à un accroissement de la persécution en raison de ces évasions.

23) Mohammed appela sa religion "islam", c'est à dire: Soumission à la volonté de Dieu. Elle a deux traits distinctifs :

1°) elle établit un équilibre harmonieux entre le temporel et le spirituel, entre le corps et l'esprit; par-là, elle permet la parfaite jouissance des biens créés par Dieu, tout en enjoignant à tous, les devoirs envers Dieu: la prière, le jeûne, la charité; ainsi l'islam se pose comme la religion des masses, et non pas seulement comme une religion des élites;



2°) son appel est universel, tous les croyants sont frères, tous sont égaux, sans distinction de classe, race ou langue; la seule supériorité possible est d'ordre individuel: elle est basée sur la plus grande crainte de Dieu, sur la plus grande piété.


Boycottage social :

24) A la suite de l'émigration d'un grand nombre de Musulmans mecquois en Abyssinie, les chefs du paganisme envoyèrent un ultimatum aux Banou-Hachim (les fils de Hachim), tribu du Prophète, leur enjoignant de l'excommunier et de le livrer aux païens pour être décapité. Tout le monde dans la tribu, converti à l'islam ou non, rejeta cette exigence (toutefois Abou Lahab, un des oncles du Prophète, fit détection, et quitta la tribu pour participer à la persécution de sa propre tribu de la part des païens). La cité décida alors un boycottage complet de cette tribu: Personne ne devait parler à ses membres, ni avoir des rapports commerciaux ou matrimoniaux avec eux. Les tribus habitant aux alentours de la Mecque, alliées des Mecquois, adhérèrent elles aussi à ce boycottage total, causant une misère noire chez leurs victimes innocentes, enfants, femmes, vieillards, sans distinction. Certains moururent; mais personne ne voulut livrer le Prophète à ses persécuteurs. Après trois dures années, pendant lesquelles les victimes furent obligées de consommer même les peaux hachées des bêtes, quatre ou cinq non-Musulmans, plus humains que les autres, et appartenant à des clans différents, proclamèrent publiquement leur désaveu du boycottage injuste. Au même moment, le pacte de boycottage, suspendu dans le temple (la Kaabah) était trouvé, comme le Prophète l'avait prédit, rongé par les termites, miraculeusement; seuls les noms de Dieu et de Mohammed étaient épargnés. L'interdiction fut levée; mais par suite des privations, la femme et l'oncle Abou-Talib du Prophète moururent peu de temps après. L'autre oncle, Abou-Lahab, ennemi acharné de l'Islam, devint alors chef de la tribu dû Prophète.

L'Ascension :

25) C'est à ce moment que le Prophète eut son ascension (mi'raj) Il a été reçu au ciel par Dieu, il visita les merveilles du monde céleste, et rapporta à sa communauté, comme cadeau divin, la prière Islamique, véritable communion entre l'homme et Dieu. (Notons toute fois que les Musulmans évitent d'employer, comme prêtant à équivoque, ce terme chrétien " communion " qui implique " participation à la divinité ", chose que l'Islam trouve prétentieuse, donc inadmissible). Pour réaliser cette communion à la présence Réelle de Dieu. le Musulman se sert dans la dernière partie de l'Office, non pas d'objet matériels comme dans d'autres religions, mais de cet échange de salutations qui eut lieu entre Dieu et Mohammed lors de l'ascension (mi'raj) du Prophète: "Salutation à Dieu, bénies et pures La paix sur toi, ô Prophète, et la miséricorde et les bénédiction de Dieu La paix sur nous et sur ceux des serviteurs de Dieu qui se comportent proprement"

26) La nouvelle de cette rencontre céleste ne put qu'accroître l'hostilité de la part des païens, et le Prophète dut quitter sa ville pour chercher asile ailleurs. Il se rendit à Tâïf, chez ses parents, niais les païens de Tâïf le chassèrent à coups de pierres, le blessèrent même et le contraignirent à rentrer à la Mecque.



Emigration à Médine

27) Le pélerinage annuel de la Kaabah amenait à la Mecque des Arabes de tous les points de la Péninsule. Mohammed chercha alors à persuader, une tribu quelconque de lui donner asile chez elle et de lui permettre sa mission de réforme. Les quinze contingents de tribus, qu'il visita l'un après l'autre, refusèrent tous, plus ou moins brutalement. Il ne désespéra point; en dernier lieu, il rencontra une demi-douzaine de Médinois. Voisins des Juifs et des Chrétiens, ils avaient la notion des Prophètes et des messages révélés: Ils savaient aussi, que ces "peuples des livres divins" attendaient la venue d'un prophète, d'un dernier consolateur, ils voulurent donc ne pas perdre l'occasion de devancer les autres: ils ajoutèrent foi aussitôt à Mohammed, lui promirent de chercher à Médine d'autres adhérents et l'appui nécessaire. L'année suivante une douzaine de Médinois lui prêtèrent serment de fidélité et lui demandèrent un missionnaire-enseignant. L'activité de ce dernier, Mus'ab, réussit si bien, qu'il conduisit un contingent de soixante treize nouveaux convertis à la Mecque, lors du pélerinage suivant. Ceux-ci invitèrent le Prophète, ainsi que les autres Musulmans mecquois, à immigrer en leur ville, promettant de les protéger et de les traiter comme les membres de leurs propres familles. Clandestinement et par petits groupes, la plus grande partie des Musulmans émigra à Médine. Les païens non seulement confisquèrent les biens laissés par les émigrants, mais préparèrent un complot pour assassiner le Prophète. Mohammed ne put plus rester chez lui. Rappelons que malgré leur hostilité à Sa mission, les païens avaient confiance en sa probité, à tel point que beaucoup d'entre eux déposaient chez lui leurs épargnes. Mohammed confia ces dépôts à un de ses cousins Ali, pour qu'il les remette à leurs propriétaires; puis il quitta clandestinement la ville, en compagnie de son ami fidèle Abou-Bakr, et après maintes aventures réussit à se rendre à Médine, sain et sauf.
Nous sommes en l'an 622; c'est ici que commence l'ère de l'Hégire.

Réorganisation de la communauté :

28) Pour mieux intégrer les immigrés, le Prophète les unit par une sorte de contrat de fraternité, à un nombre égal de Médinois, parmi les plus riches les familles des deux frères contractuels travaillaient ensemble pour gagner leur vie, et s'entre aidaient dans tous les domaines.

29) Il décida ensuite que le développement total de l'homme serait mieux atteint, si l'on coordonnait la religion et la politique, comme deux éléments d'un seul tout. Il appela alors les représentants des Musulmans, ainsi que ceux des non-musulmans de la région: Arabes, Juifs, Chrétiens et autres, leur suggéra la création d'une cité-état à Médine. D'accord avec eux, il la dota d'une constitution écrite, la première de ce genre, dans le monde, où l'on définit les devoirs et les droits des citoyens et du chef de l'état, et l'on choisit Mohammed, à l'unanimité, comme tel; on abolit la coutume de la justice privée, le soin en revenant dorénavant à l'organisme central de la communauté des citoyens toute entière: on précisa les principes de la défense et de la politique étrangère, on établit un système d'assurances sociales pour les responsabilités trop lourdes: et l'on confia à Mohammed le dernier mot dans tous les litiges: Il n'y avait pas de limites à son pouvoir de législation. On reconnut explicitement la liberté religieuse, surtout pour les Juifs, et l'acte constitutionnel leur accorda l'égalité avec les Musulmans, en tout ce qui concerne la vie d'ici-bas.

30) Après quoi, Mohammed fit de nombreuses sorties, pour tâcher de rallier les tribus avoisinantes et de conclure avec elles des traités d'alliance et d'entre aide. Avec leur concours, il décida d'exercer une pression économique sur les païens de la Mecque, qui avaient confisqué les biens des Musulmans émigrés et causé d'innombrables dommages. L'entrave au transit, dans la région médinoise, des caravanes commerciales de la Mecque, exaspéra les païens, et une lutte sanglante s'ensuivit.

31) Au milieu des soucis que causait la défense des intérêts matériels de la communauté, l'aspect spirituel ne fut point oublié; à peine un an après l'émigration à Médine, fut imposée la discipline spirituelle la plus rigoureuse: le Jeûne annuel pendant tout le mois de Ramadan devint obligatoire pour tous les Musulmans adultes, hommes et femmes.

Lutte contre l'intolérance et l'incroyance



32) Non contents de l'expulsion de leurs concitoyens Musulmans, les Mecquois envoyèrent aux Médinois l'ultimatum de retirer toute protection à Mohammed et à ses compagnons ou de les expulser; évidemment sans succès. Quelques mois plus tard, en l'an 2 de l'Hégire, ils envoyèrent une puissante armée contre le Prophète; la rencontre eut lieu à Badr et les païens, trois fois plus nombreux que le groupe des Musulmans conduits par le Prophète, furent mis on déroute. Au bout d'un an de préparatifs, les Mecquois envahirent Médine pour se venger de la défaite de Badr. L'ennemi était quatre fois plus nombreux que les Musulmans; après une sanglante rencontre à Uhud, il se retira et rien ne fut décisif. Les mercenaires aminés par les païens ne voulaient pas trop courir de risques.

33) Entre temps, les citoyens Juifs de Médine commencèrent à donner du souci: à la victoire de Badr, un de leurs grands chefs, Ka'b ibn al-Achraf, s'était rendu à la Mecque, pour montrer se solidarité avec les païens, et pour les Inciter à une guerre de revanche. Après la bataille d'Uhud, les juifs de sa tribu formèrent un complot pour assassiner le Prophète. Ils l'invitèrent à venir chez eux, avec trois ou quatre de ses compagnons, disant qu'ils étaient tous disposés à embrasser l'islam Si le Prophète parvenait à convaincre leurs rabbins lors d'une discussion des questions religieuses. (Une Arabe, qui s'était mariée avec un Juif de cette tribu, en tit part secrètement à son frère à elle, et ainsi le complot ne put pas être mis à exécution. As-Samhoudi, qui en parie sur l'autorité des sources classiques, ajoute qu'il y a une autre version de l'attentat, citée par lbn is'hâq, mais que la présente version est plus authentique) Malgré cela, Mohammed se contenta de demander aux membres de cette tribu de quitter la région Médinoise, en emportant leurs biens, vendant leurs immeubles et récupérant leurs créances. La clémence n'eut qu'un effet contraire : à partir de Khaibar, les expulsés se mirent en con- tact non seulement avec les Mecquois, mais aussi avec les tribus du Nord, du Sud et de l'Est de Médine, achetèrent leur aide militaire, et organisèrent une attaque sur Médine, quatre fois plus puissante que celle d'Uhud. Les Musulmans se pré- parèrent pour un siège, creusèrent un fossé et se défendirent contre l'épreuve la plus dure; mais la défection des Juifs restés dans la ville bouleversa toute la stratégie. Un habile diplomate parvint à désunir les coalisés, qui se retirèrent l'un après l'autre.

34) Les boissons alcooliques et les jeux de hasard furent alors déclarés interdits aux Musulmans.



Réconciliation :

35) Mohammed essaya alors de se réconcilier avec les Mecquois, et se rendit à Hudaibiyah, pas très loin de la Mecque La coupure de leur chemin caravanier du Nord avait ruiné leur économie. Mohammed leur promit la sécurité du transit, l'extradition de leurs fugitifs qui se seraient rendus chez lui. et toute autre condition qu'ils désirèrent. Il accepta même de rentrer à Médine, sans avoir pu faire le pélerinage de la Kaâba. Les deux parties contractantes promirent à Hudaibiyah non seulement la paix, mais aussi la neutralité dans les conflits avec les tiers.

36) Profitants de la paix, le Prophète déploya une activité intense pour la propagation de sa religion: Outre ses efforts dans l'Arabie, il adressa des lettres missionnaires aux souverains étrangers de Byzance, de la Perse (l'Iran), de l'Abyssinie et autres. Le prêtre "autocrator" (le "Dog hâture" des Arabes) de Byzance embrassa l'islam et fut lynché par la foule; le Préfet de Ma'ân (Palestine), pour avoir fait la même chose, fut mis à mort et crucifié par l'empereur. Un ambassadeur Musulman fut assassiné en Palestine Syrie, et, au lieu de punir le coupable. l'empereur courut avec ses armées pour le protéger contre l'expédition punitive envoyée par le Prophète (bataille de Mu'tah).

37) Les païens de ka Mecque profitèrent des difficultés des difficultés des Musulmans et violèrent le traité de la paix. Le Prophète conduisit lui-même une armée de dix-mille hommes, et surprit la Mecque qu'il occupa sans coup férir. Conquérant bienveillant, il rassembla la population de la ville, lui rappela ses méfaits: Persécution religieuse, confiscation injustes des biens des réfugiés invasions répétées, vint-ans d'hostilité insensée; puis leur posa la question: "Qu'attendez-vous de moi?" Comme tous baissaient la tête avec honte, Mohammed proclama: "Que Dieu vous pardonne, allez en paix; nulle charge contre vous aujourd'hui, vous êtes libres" Il renonça même aux biens que les païens avaient confisqués aux Musulmans. Cela transforma l'état psychologique et lorsqu'un chef mecquois s'avança spontanément vers Mohammed, à la suite de sa déclaration d'amnistie, pour se convertir à l'Islam, Mohammed lui dit: "Je te nomme gouverneur de la Mecque". Sans laisser un seul soldat médinois ou autre, le Prophète rentra à Médine. L'lslamisation de la Mecque, achevée en quelques heures, fut complète et sincère.

38) La ville de Tâïf se mobilisa alors pour combattre le Prophète; avec quelques difficultés, l'armée ennemie fut dispersée dans la vallée de Hunaïn, mais les Musulmans préférèrent lever le siège de Tâïf et employer plutôt les moyens pacifiques pour briser la résistance de cette région. Moins d'un an après, une délégation de Tâïf se rendit à Médine pour annoncer son ralliement à l'Islam. Elle demanda d'abord l'exemption des prières, des taxes, du service militaire, et aussi l'autorisation de l'adultère, des boissons alcooliques; elle demanda encore la conservation du temple de l'idole Lât, à Tâïf. L'islam n'était pas un mouvement matérialiste immoral; la délégation eut honte de ses propres demandes concernant les prières, l'adultère et le vin: le Prophète leur concéda l'exemption du paiement des taxes et du service militaire, et ajouta: «Vous n'avez pas besoin de démolir l'idole de vos mains, nous enverrons des agents d'ici pour s'en occuper; s'il s'ensuit des malheurs, comme vous le font redouter vos superstitions, ce sont eux qui les subiront». Ainsi, le Prophète montrait quelle sorte de concessions on petit concéder aux convertis de fraîche date. La conversion des Tâîfites fut si sincère que, quelques mois plus tard, ils renoncèrent d'eux-mêmes aux exemptions contractées, comme nous le voyons par la nomination par le Prophète, d'un collecteur d'impôts chez eux, à l'instar des autres régions Islamisées.

39) Durant ces dix années de "guerre", les non-Musulmans avaient perdu sur les champs de bataille, en tout et pour tout, quelques 250 tués; les Musulmans encore moins. Incision bénigne, grâce à quoi le continent de l'Arabie, avec ses millions de kilomètres carrés, fut guéri de l'abcès de l'immoralité. Dans ces dix ans de lutte désintéressée, toutes les populations de la péninsule Arabique et des régions méridionales de la Palestine et de l'Iraq embrassèrent volontairement l'Islam; (certains groupes chrétiens, juifs et mages voulurent conserver leurs croyances, et on leur donna toute liberté de conscience ainsi que l'autonomie juridique et judiciaire).

40) En l'an 10 H., lorsque Mohammed se rendit à la Mecque pour le Hajj (pélerinage), il y rencontra 140.000 autres fidèles, venus de tous les coins de l'Arable, pour l'accompagner dans le devoir religieux. Il leur adressa un sermon célèbre, où il résuma tout son enseignement: "croyance au Dieu unique sans icônes ni autres symboles; égalité des croyants sans distinction de race ni de classe, sens autre supériorité qu'individuelle basée sur la piété; protection de la vie, des biens et de l'honneur de tous les êtres; abolition du prêt à Intérêt (même non usuraire), abolition des vendettas et de la justice privée; meilleur traitement des femmes, obligation de répartir l'héritage entre les proches parents des deux sexes, excluant toute possibilité de cumul dés richesse entre les mains d'un petit nombre: rôle, conféré au Coran et au comportement du Prophète, de loi et critère en toute question de la vie humaine".

41) A son retour à Médine, il tomba malade et quelques semaines plus tard il eut la satisfaction, avant de rendre le dernier soupir, d'avoir bien accompli la tâche à lui confié de faire parvenir au monde le message divin.

42) Il a légué à la postérité une religion de monothéisme pur; il a crée de toutes pièces un état délivré de l'anarchie du bellum omnium contra omnes; il a établie une coordination harmonieuse entre le spirituel et le temporel, entre la mosquée et la citadelle; il a laissé un nouveau système de droit, qui dispense une justice impartiale, à laquelle le chef d'Etat lui même est assujetti au même titre qu'un homme du commun, et où la tolérance religieuse va si loin que les habitants non Musulmans du pays Islamique jouissent d'une complète autonomie juridique, judiciaire et culturelle. Quant aux revenus de l'Etat, le Coran en avait codifié la gestion: bien loin d'être la propriété du chef, ils servent avant tout aux pauvres. Ajoutons, pour finir, que Mohammed fut un parfait pratiquant de son propre enseignement.







Par:Par le Dr. Mohammed Hamidollah.

# Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 10:38 AM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 1:53 PM

papis

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DISCOURS DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR

le 23 mai 1963 à Addis Abeba - Ouverture de l'OUA

"Excellences, Chers Frères, "Voici enfin vécu ce rêve longtemps rêvé : celui d'une Conférence qui réunirait, fraternellement, tous les Chefs des Etats indépendants d'Afrique. C'est un grand pas en avant. Vous êtes d'accord, nous n'avons pas le droit d'échouer. Ce rêve vécu, nous devons maintenant le réaliser sous peine de trahir et nos peuples respectifs, et l'Afrique-Mère.

"Il est temps de bâtir sur notre terre : sur nos réalités. "Ce qui suppose que nous commencions par rejeter tout fanatisme racial, linguistique, religieux. Alors, mais alors seulement, nous pourrons définir notre but, lucidement. "Le but que nous devons assigner (...) ne peut être que (...) le développement par la croissance économique. Je dis le développement. J'entends par-là la valorisation de chaque Africain et de tous les Africains ensemble.
Il s'agit de l'Homme.

"Dans le passé, le colonisateur a pensé que nous étions des sous-hommes et il nous a traités comme tels.
"Si la guerre froide a amené les Grands à nous courtiser, (...) c'est surtout que le Tiers Monde a uni ses faiblesses pour en faire une force.
Mais ne nous faisons pas d'illusions, la peur n'est pas le respect, et on n'a même pas peur de l'Afrique. "C'est dire qu'il nous faut faire plus.

Il ne suffit pas que l'union de nos faiblesses apparaisse comme une force. Il n'importe pas de faire peur. L'important, c'est que nous transformions chacune de nos faiblesses en force, que nous fassions, de chaque Africain, un homme qui mange et s'instruise à sa faim : un Homme développé parce qu(il aura consciemment cultivé, en lui, corps et âme, toutes les vertus de l'Africanité.

Il s'agit, par et par-delà la croissance économique, par et par-delà le mieux-être, de porter chaque Africain à la limite de ses possibilités : à son plus-être.
Alors, au dire des économistes, l'Afrique pourra nourrir 3 milliards d'hommes.

Je dis qu'alors, ressuscitant les vertus de Saint Augustin et d'Ibn Khaldoun, ressuscitant les vertus de nos bâtisseurs, de nos sculpteurs, de nos peintres, de nos poètes, au Nord et au Sud du Sahara, l'Afrique contribuera puissamment à l'édification de la Civilisation de l'Universel.

Par son unité, elle aura été, auparavant, un facteur de paix : de cette Paix sans laquelle, il n'est pas de civilisation. "Il y a, au premier abord, des obstacles à franchir.

Encore qu'ils soient bien visibles, nous devons leur prêter attention. Je rappelle les Fanatismes -racial, linguistique, religieux- dont nous nous débarrasserons pour commencer.

Il y a ensuite les micro-nationalismes. Songeons-y, des nations européennes de 30, 50, 60 millions d'habitants en sont venus à découvrir que leur territoire était trop étroit, leur population trop peu nombreuse pour organiser une économie, voire créer une civilisation qui ne soit pas mutilée.

Que dirons-nous des nôtres dont la plus nombreuse ne dépasse pas 40 millions d'âmes ? "Si nous pouvons, assez facilement, surmonter nos diversités religieuses, en nous souvenant que nous sommes tous des croyants, des fidèles de religions révélées, osons encore le dire, les diversités ethniques, linguistiques culturelles ne sont pas je ne dis pas effacées (ce qui serait un appauvrissement), mais harmonisées demain.

"Dans un premier temps, nous reconnaîtrons ces diversités complémentaires.
Nous aiderons même à les organiser en Unions régionales.
J'en vois trois : l'Afrique du Nord, l'Afrique Occidentale, l'Afrique Orientale - en attendant que soit libérée l'Afrique du Sud.

Chacune de ces unions pourrait, à son tour, se diviser en unions plus petites. "Notre lutte pour l'indépendance des territoires africains est loin d'être terminée, je le sais.
J'irai même plus loin, contre les colonialismes portugais et sud-africain, nous avons, jusqu'ici plus parlé que nous n'avons agi.

Il est temps que le blocus diplomatique et économique préconisé soit méthodiquement organisé, encore plus appliqué.
"J'ai insisté sur les obstacles qui se dressent, devant nous, sur la voie de l'Unité Africaine.
Vous me le pardonnerez. J'ai pensé que c'était la meilleure méthode.
Ces obstacles, il va falloir, maintenant, les circonscrire, puis les écarter, au moins les réduire pour progresser. Nous le ferons en donnant, à nos institutions, des structures rationnelles et réalistes.
Vive l'Afrique éternelle."


# Posted on Tuesday, 11 August 2009 at 8:36 AM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 1:26 PM

papis

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Le dernier Sermon du Prophète Mohammad(PSL)
de Black SO Man » Mar Jan 04, 2005 8:08 pm

Salam,

Ce Sermon fût fait le neuvième jour de Zil Hadj 10 A.H. dans la vallée Uranah du Mont Arafat.

Ô Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc écoutez, ce que je vous dis avec beaucoup d'attention et APPORTEZ CE MESSAGE A CEUX QUI NE PEUVENT ETRE PRESENTS ICI AUJOURD'HUI. Ô Peuple, tout comme vous considerez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considerez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu'en vérité vous rencontrerez votre SEIGNEUR et qu'effectivement IL vous demandera compte de vos actes. ALLAH vous a défendu de pratiquer l'usure (de prendre de l'Intérêt), donc obligation d'Intérêt sera dorénavant abolie. Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands péchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits péchés.
Ô Peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l'égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Si elles se soumettent à vous, alors à elles appartiennent le droit d'être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu'elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l'adultère.
Ô Peuple, écoutez-moi bien, adorez ALLAH, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes. Jeûnez pendant le mois de Ramadhan, et donnez votre richesse en Zakâte. Accomplissez, le Hadj si vous en avez les moyens . Vous savez que chaque musulman est le frère d'un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n'est supérieure à une autre, excepté en piété et en bonne action. Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant ALLAH et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.
Ô Peuple, AUCUN PROPHETE OU APOTRE NE VIENDRA APRES MOI ET AUCUNE NOUVELLE FOI NAITRA.
Raisonnez bien, donc, O Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, LE CORAN et mon exemple LA SOUNNAH, et si vous les suivez vous ne vous égarerez jamais.
Que tous ceux qui m'écoutent transmettent ce message à d'autres et ceux-là à d'autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m'écoutent directement.

Sois témoin Ô ALLAH, que j'ai transmis Ton message à Ton Peuple
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# Posted on Saturday, 18 July 2009 at 10:49 AM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 1:32 PM